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Article 36 - Portrait - Solange Bianchi : Un snack diététique
Sans l’accompagnement du CCE13, elle n’aurait sans doute jamais pu concrétiser un projet né de sa passion pour la cuisine. Avec peu de moyens financiers mais de l’idée et des arguments, Solange Bianchi devrait ouvrir en septembre un snack original situé dans la zone industrielle de Velaux.
Agée de 45 ans, Solange Bianchi est en passe de s’offrir une seconde vie professionnelle. Après avoir acheté un camion d’occasion puis être parvenue à dénicher le terrain idéal, cette ancienne secrétaire de direction va ainsi opérer un virage à 90 degrés qui devrait en ravir plus d’un. Ou plutôt plus d’une!
Petite explication de textes : "970 employés travaillent toute la semaine dans la zone industrielle de Velaux qui ne compte qu’un restaurant et un snack, constate Solange. C’est une zone qui se féminise de plus en plus et ces employées n’ont pas d’autre choix entre un menu coûteux qui nécessite du temps et un snack qui propose essentiellement des brochettes, des frites ou des saucisses. La plupart de ces femmes sont contraintes d’apporter de leur domicile leur repas du midi ou bien vont manger ailleurs, à Vitrolles notamment. Ce que je propose, c’est de servir de la nourriture rapide mais diététique. Des plats préparés, des pâtes, des salades, des sandwiches, des soupes de légumes ou encore des tartes salées et sucrées. Certains éléments seront à la carte. Les soupes seront par exemple servies en fonction du jour, des saisons et des légumes du marché".
Née à Fribourg (Allemagne), Solange est arrivée dans le pays d’Aix en 1973. BTS de secrétariat de direction en poche, elle a travaillé pendant seize ans chez un commissaire aux comptes. Avec la naissance en 2004 de sa seconde fille (La première est âgée de 10 ans), elle décide de prendre un congé parental durant trois années, avant de se retrouver au chômage à la fin de l’année 2007. Elle décide alors de passer en accéléré un CAP de cuisinier qu’elle obtient en 2008. "Au cours du CAP, j’ai travaillé dans des restaurants mais c’était incompatible avec ma vie de famille. Grâce au snack, je pourrais désormais concilier ma vie professionnelle et personnelle", se réjouit-elle tout en rappelant que la zone se vide le soir et les week-ends.
Dans l’attente que son projet soit validé et finalisé par Pays d’Aix Initiatives, Solange peaufine le concept. "Les contenants seront en cartons ou en fibre de maïs biodégradables", assure-t-elle, projetant qu’à terme, la nourriture elle-même soit issue de l’agriculture biologique. "En fonction de la demande" et si tout se déroule aux mieux, elle ambitionne en outre de mettre en place une "structure de livraison" directement destinées aux entreprises de la zone.
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Article 35 - Auto-entrepreneur - Les artisans auto-entrepreneurs soumis à immatriculation
Pour les artisans exerçant sous le statut d’auto-entrepreneur, l’imprimé unique et simplifié de déclaration d’activité ne suffit plus. En plus de devoir fournir les preuves attestant de ses qualifications, ils doivent désormais également être immatriculés au répertoire des métiers.
Peu médiatisée, une nouvelle réglementation est venue modifier le statut d’auto-entrepreneur. Celle-ci concerne les personnes qui souhaitent exercer une activité artisanale déclarée sous cet avantageux et révolutionnaire régime mis en place en 2009 par le gouvernement.
Depuis le 1er avril 2010, les auto-entrepreneurs exerçant à titre principal une activité artisanale doivent désormais obligatoirement être immatriculés au répertoire des métiers. Alors que cette démarche est payante pour les autres entrepreneurs (Elle coûte environ 130€ selon les départements), elle demeure toutefois gratuite pour les auto-entrepreneurs.
La loi prévoit par ailleurs que les artisans auto-entrepreneurs sont dispensés du paiement de la taxe relative aux frais de chambre des métiers pendant trois ans (Soit l’année de création de l’entreprise puis les deux années suivantes). Les artisans auto-entrepreneurs ne sont en outre pas tenus de suivre le stage payant de préparation à l’installation, généralement organisé avant de démarrer son activité par les chambres des métiers et de l’artisanat. Rien ne les empêche toutefois de solliciter volontairement l’inscription à ce stage.
L’obligation d’immatriculation au registre des métiers reste en revanche facultative pour les auto-entrepreneurs qui exercent une activité artisanale à titre accessoire. Cette mesure ne concerne donc pas ceux dont l’activité créée ne procure qu’un revenu complémentaire (Etudiants, retraités, salariés), mais ceux qui exercent leur activité à titre principal.
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Article 34 - Portrait - Rachel AKODO : Une manageuse au service du portage de courrier
Après une carrière de contrôleur de gestion, Rachel Akodo a repris en juin 2010 une entreprise de portage de courrier basée dans la zone industrielle des Milles. L’aboutissement pour elle d’une idée mûrie et accompagnée par l’éclairage du CCE13.
Son parcours est atypique. Née à Cotonou (Bénin), Rachel Akodo quitte son pays à l’âge de 18 ans pour atterrir à Lille (Nord) où elle s’inscrit au prestigieux Institut d’Administration des Entreprises (IAE). Diplôme en poche et titulaire d’un Bac+5 en management, elle se lance alors pendant trois ans dans le monde du conseil aux petites entreprises, puis devient contrôleur de gestion chez Pinault. Une expérience qui va lui permettre d’acquérir un certain savoir-faire mais aussi de mûrir. "J’étais cloisonnée dans mon activité et je voulais connaître autre chose", confie-t-elle.
Arrivée en 2008 "dans le Sud pour tâter le terrain", elle finit l’année suivante par adhérer au CCE13 dont elle fait la connaissance sur un salon consacré à la reprise d’entreprise. "Je me suis vite rendu compte que je n’avais pas le profil pour la création, explique-t-elle. J’étais en terrain totalement inconnu et je n’avais pas d’idée formidable pour me démarquer. J’ai donc opté pour la reprise d’une structure qui avait déjà une certaine notoriété. Je voulais une entreprise de petite taille, quasiment artisanale, que je pourrais façonner à mon gré en lui apportant de nouvelles prestations".
Lorsqu’elle apprend que les dirigeants de « Messagers Services » souhaitent revendre leur affaire, elle saute sur l’occasion. Avec un associé, elle créé une holding qui rachète la totalité des parts de cette société spécialisée dans la collecte et l’acheminement du courrier destiné aux entreprises de la zone industrielle des Milles. "C’est une structure en excellente santé financière qui existe depuis plus de six ans. Elle dispose d’une centaine de clients et emploie trois collecteurs-livreurs", détaille Rachel, aujourd’hui âgée de 40 ans.
Pour accroître son activité, la Béninoise projette d’enrichir à terme sa palette de services, en travaillant notamment sur la dématérialisation du courrier et la mise sous pli. Et affirme avec aplomb: "Je suis habituée à manager une équipe et à prendre des décisions seule. J’avais surtout envie d’être totalement libre".


